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Désaccord Chap 10 - Page 1

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Le groupe se releva donc tranquillement, encore surpris que, outre quelques écorchures ici et là, aucun d’entre eux ne fût blessé au cours de la bataille. Ils entreprirent donc de rassembler les armes qui furent échappées et de rallumer leurs torches avec celle de Tur’ok qui, plantée dans le sol, fut la seule à ne pas s’éteindre d’une façon ou d’une autre. Évidemment, Zir en profita pour se faire une nouvelle boule lumineuse alors qu’Oleg rassemblait les montures. Deux d’entre elles manquèrent à l’appel.

-        Donak, dit-il en regardant son fidèle destrier, sais-tu à quel endroit ils sont allés?

Le fier étalon hennit et hocha la tête de bas en haut en frappant le sol de son sabot avant-droit.

-        Bon travail, mon beau, lui susurra-t-il en lui flattant amicalement le museau et le cou, montre moi ça... Vous autres, restez ici, ça ne devrait pas prendre plus de cinq ou dix minutes.

-        Est-ce bien judicieux messire Oleg, demanda Krysta, vous serez seul et il se peut qu’il reste quelques goules dans les parages.

-        Sur Dorak, j’irai beaucoup plus vite qu’une goule et, à la moindre alerte, je vais revenir au galop, mais merci de votre sollicitude.

-        Je conçois que vous ne serez pas une proie facile, mais je voulais plutôt dire qu’il ne vaut pas la peine de prendre ce genre de risque pour un cheval. Surtout qu’ils ont peut-être déjà été tués par les morts-vivants.

-        D’abord, apprenez que je n’abandonne jamais une monture encore viable; ensuite, que les goules se seraient attaquées aux autres si elles avaient eu un quelconque intérêt à leurs yeux, et puis je reste le commandant de cette expédition jusqu’à preuve du contraire. Ces pauvres bêtes portaient du matériel précieux au succès de notre mission et, à défaut de les ramener en vie, il faudrait au moins rapporter leur cargaison.

-        Très bien, mais ne partez pas comme ça. Pourriez-vous me prêter votre épée quelques instants? interrompit Tur’ok. Monsieur Saif? Pourriez-vous me redonner le baume, je vous prie?

Oleg tendit sa lame à l’assassin alors que le jeune marchand lui donnait le pot de baume. Le Wouh entreprit donc d’étendre un peu de la substance graisseuse, légèrement luminescente, sur l’arme. Puis, il la rendit au grand archer et dit :

-        Sur ce genre de lame, l’effet ne durera pas plus de vingt minutes, mais d’ici là, vous serez en mesure de vous défendre.

-        Si je ne retrouve pas les chevaux dans les quinze prochaines minutes, je reviendrai au galop. Ils ne peuvent pas être allés très loin de toute façon.

Sur ce, il partit sur le dos de son destrier, une torche à la main.

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